Que sont les tsitsit ? (y compris comment faire)
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Que sont les tsitsit ? (y compris comment faire)

J’ai publié beaucoup de posts sur les réseaux sociaux à propos du tzitzit, et les gens me demandent sans arrêt : qu’est-ce que le tzitzit ? Voici donc un nouvel épisode de « Ce que vous ne saviez pas sur la vie juive ».

Les tzitzit sont des franges ou des houppes portées par les hommes et les garçons juifs dès l’âge de trois ans, comme symbole de leur foi et rappel des commandements du judaïsme. Ces franges sont fixées aux coins d’un vêtement à quatre coins, comme un châle de prière (tallit, vous en avez peut-être vu plusieurs que j’ai réalisés avec mon amie Hana Menkes) ou un sous-vêtement spécial appelé tallit katan (petit tallit), généralement porté sous les vêtements. Pour compliquer encore les choses, le tallit katan est souvent appelé tzitzit. Quand on dit tzitzit, on désigne soit les franges elles-mêmes, mais le plus souvent le sous-vêtement.

Le « grand » tallit se porte pendant les offices du matin. Le petit tallit, en tant que sous-vêtement, se porte durant la journée.

Voici le grand tallit, et on peut voir les petites cordelettes dépasser sous la chemise : le tallit katan

La pratique du port du tzitzit repose sur un commandement biblique présent dans la Torah, plus précisément dans le livre des Nombres (Nombres 15:37-41). Ce passage demande au peuple juif d’attacher des franges aux coins de ses vêtements, afin de se souvenir d’observer les commandements de Dieu et de ne pas suivre les penchants de son cœur et de ses yeux.

Comme pour la plupart des pratiques traditionnelles, le port du tallit katan est censé protéger celui qui le porte du mauvais œil et de la malchance, et nous relier spirituellement aux traditions de nos ancêtres.

Les franges du tzitzit sont en laine (elles *peuvent* être en lin pour les personnes allergiques à la laine), fixées à une chemise en coton à quatre coins, ou parfois en laine, ou en polyester Dry-fit. Ces chemises ont des fentes sur les côtés et quatre coins renforcés avec un trou dans chacun. Elles sont généralement blanches, de façon pratique. Vous pouvez teindre les chemises dans d’autres couleurs si vous le souhaitez, mais pour l’armée, elles doivent être vertes.

Les fils de laine sont des fils à 8 brins, et il faut un ensemble de 4 pour chaque coin : 3 courts et un long appelé le ptil. Il y a donc 16 fils au total. Aujourd’hui, la plupart des hommes portent des fils de laine entièrement blancs, mais certains ajoutent un fil de laine teint au murex. (voir ce blog)

Le tzitzit se compose d’une série de nœuds et d’enroulements de fils sur chaque coin du vêtement. Les nœuds et les enroulements sont réalisés d’une manière précise afin de représenter des valeurs numériques ayant chacune une signification particulière dans divers aspects de la mystique et de la tradition juives. Le dessin exact du tzitzit et le nombre d’enroulements peuvent varier selon les traditions et les communautés juives.

Le tzitzit est noué en récitant une bénédiction, « le’shem mitsvat Tzitzit », ce qui se traduit librement par « pour le mérite de nouer le tzitzit ».

Le plus souvent, nous utilisons la séquence suivante, en utilisant le fil extra long pour former les boucles.

  • double nœud (bénédiction)
  • 7 boucles
  • double nœud
  • 8 boucles
  • double nœud
  • 11 boucles
  • double nœud
  • 13 boucles
  • double nœud

Cela ressemble alors à peu près à ceci :

Porter le tzitzit sert de rappel visuel et tactile constant de notre attachement aux commandements et à notre foi. Si vous vous posiez la question, ce n’est pas une pratique extrémiste marginale (vous voyez le jeu de mots ?). Dans notre village, environ 40 % des hommes portent un tallit katan. On voit parfois les franges dépasser sous leur chemise, d’autres les portent rentrées dans leur pantalon. À l’étranger, les Juifs portent le tallit katan, mais il n’est pas visible aux autres.

Voici comment je noue le tzitzit du début à la fin, pour ceux qui veulent le faire eux-mêmes (avis de non-responsabilité, c’est ma façon de faire, d’autres personnes peuvent avoir des pratiques différentes, consultez votre rabbin si besoin)

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