Teindre le soie en bleu sarcelle avec du pastel des teinturiers séché
← Back to blog

Teindre le soie en bleu sarcelle avec du pastel des teinturiers séché

Parfois, la teinture naturelle peut être compliquée. Ce n’est pas l’un de ces cas.

En réalité, cette méthode de teinture de la soie avec de la guède séchée est tellement ridiculement simple qu’on a presque l’impression que ce n’est pas une recette de teinture. Il n’y a ni mordant, ni bain, ni réduction, ni ajouts soigneusement calculés.

Il vous faut de la guède séchée finement moulue, de l’eau tiède, de la soie, et vos mains.

Et vous pouvez obtenir un superbe vert d’eau.

De l’indigo vert à la guède séchée

Cette méthode est née d’une technique de teinture à faible impact que j’ai développée il y a environ huit ans, lorsque j’ai découvert qu’on pouvait utiliser directement de la poudre d’indigo vert sur la soie, sans préparer d’abord un bain d’indigo classique.

Au lieu d’extraire le pigment, de préparer un bain et de réduire l’indigo, je faisais pénétrer la matière végétale directement dans la soie avec de l’eau et de l’agitation. C’était merveilleusement simple et cela demandait très peu d’eau, d’énergie ou de matériaux supplémentaires.

Cette découverte m’accompagne depuis.

Alors, bien sûr, lorsque j’ai commencé à travailler plus largement avec des feuilles de guède séchées et moulues, j’ai dû essayer la même chose.

Et ça marche.

Non seulement ça fonctionne, mais la guède séchée donne un résultat particulièrement beau, un vert d’eau doux et complexe.

Le procédé est très (très) simple.

Ce qu’il vous faut

  • Feuilles de guède séchées finement moulues
  • Soie
  • Eau tiède
  • Un bol
  • Des gants, sauf si cela ne vous dérange pas d’avoir les mains bleu-vert

C’est tout.

Préparez votre boue de guède

Mettez la poudre de guède séchée dans un bol et ajoutez suffisamment d’eau tiède pour obtenir un mélange épais, à peu près de la consistance d’une pâte à crêpes.

La température compte.

L’eau doit être agréablement tiède, mais pas chaude. Une chaleur excessive peut favoriser la formation d’indirubine, en tirant la couleur vers le violet plutôt que vers le vert d’eau bleu-vert recherché.

Résistez donc à la tentation de chauffer davantage l’eau parce que cela paraît plus « teintural ». Tiède suffit.

Maintenant, massez la soie

Ajoutez votre soie mouillée directement au mélange de guède.

Puis chiffonnez-la.

Massez, pressez et faites travailler la boue de guède à travers la soie pendant plusieurs minutes, sans interruption.

Tout est dans le poignet.

Il n’y a vraiment pas beaucoup plus de technique que cela. Vous voulez que le mélange de guède soit bien en contact avec toute la soie, alors continuez à retourner, presser, masser et chiffonner le tissu dans la boue.

Vous procédez en fait à l’extraction et à la teinture en même temps.

Aérez, puis rincez

Sortez la soie de la guède et dépliez-la pour qu’elle puisse s’aérer.

Puis rincez-la à l’

eau froide

.

Ne soyez pas tenté de laisser la boue de guède sur la soie en attendant que la couleur se développe. J’ai constaté que cela peut créer par inadvertance des zones plus foncées là où la guède reste en contact avec le tissu, donc je ne le recommande pas.

Un bon rinçage à l’eau froide donne un résultat beaucoup plus homogène.

Et ensuite vient la partie amusante.

La couleur continue de se développer après le rinçage. Laissez-lui environ 10–15 minutes et vous verrez apparaître toute la nuance de vert d’eau au fur et à mesure que la couleur se développe.

Ne jetez pas la guède

Le même bol de boue de guède peut être réutilisé.

Et réutilisé encore.

Je l’utilise généralement pour trois cycles de teinture. Chaque utilisation successive produit une nuance plus claire, vous offrant une belle progression de verts d’eau à partir de la même quantité de guède séchée.

Plutôt que d’essayer d’extraire jusqu’à la dernière goutte de couleur sur la première pièce de soie, j’aime profiter de cet épuisement progressif. On obtient plusieurs nuances proches tout en tirant le meilleur parti de la matière colorante.

Pourquoi ça marche ?

Nous avons l’habitude de considérer la guède בעיקר comme une plante à indigo : on extrait les précurseurs de l’indigo, on prépare un bain, on réduit le pigment et on teint en bleu.

Mais la feuille entière de guède séchée est beaucoup plus complexe chimiquement que le pigment d’indigo purifié.

En travaillant physiquement la poudre de feuilles tiède et humide directement contre la soie, nous extrayons et transférons la couleur de la matière végétale au fur et à mesure de la teinture. La couleur obtenue n’est pas ce bleu simple que nous associons à un bain d’indigo classique.

À la place, sur la soie, on obtient ce merveilleux vert d’eau bleu-vert.

Et comme nous travaillons avec une plante plutôt qu’avec un extrait standardisé, il y aura toujours une certaine variation. La guède elle-même, la manière dont elle a été cultivée, récoltée, séchée, moulue et conservée, compte.

La recette complète, vraiment

Guède séchée + eau tiède + soie.

Préparez une boue semblable à une pâte à crêpes.

Massez la soie dedans pendant plusieurs minutes.

Laissez la soie s’aérer.

Rincez à l’eau froide.

Attendez environ 10–15 minutes pour que la couleur complète se développe.

Réutilisez la boue de guède jusqu’à trois fois pour obtenir des nuances progressivement plus claires.

C’est tout.

Une façon vraiment à faible impact de teindre

Ce que j’aime particulièrement dans cette méthode, c’est combien elle demande peu.

Il n’y a ni mordant, ni agent réducteur, ni bain alcalin, très peu d’eau, et pas de chauffage prolongé. La même boue de guède peut être utilisée trois fois, produisant des nuances de plus en plus claires avant d’être épuisée.

https://www.instagram.com/reel/DcqggGUq8A5/?utm_source=ig_web_copy_link&igsi=NTc4MTIwNjQ2YQ==
← Back to blog
0

0 commentaire

Laisser un commentaire